Première publication !

SAMSUNGEt voilà. Il est arrivé dans ma boîte aux lettres hier, le Galaxies n°18.
Je l’attendais, impatient. Et pourquoi ? Pour lire un texte que j’ai déjà écrit ? Je dois être un peu dingue.
Ou bien non. Assez de ronds de jambes, disons-le franchement : la concrétisation d’un écrit, sa matérialisation au sein d’un objet, a quelque chose de mystique. C’est l’aboutissement d’une démarche, avec des faux airs de point final.
Mais quelle démarche, hein ? C’est une question que pas mal de gens se posent, elle revient sans cesse à la charge sur les forums littéraires (et parfois – souvent – de manière un peu lourdingue). Comme si écrire sans raison vous rendait vide. Alors on se sent obligé de la rechercher, cette raison, et on finit par adopter, par suggestion, celles que tout le monde se donne, sans jamais mettre le doigt sur les siennes propres.
C’est au choix : laisser une trace de son passage sur Terre, comme pour l’immortaliser dans une vanité ultime ? La célébrité (vous avez le droit de rire, parce que ça, personne n’y croit) ? Le partage dégoulinant de bon sentiment ? Ecrire pour se «  libérer » ?
Ce matin, je pense avoir trouvé, peut-être, ma réponse… sous la douche. Je vous la donne, comme ça, elle pourra vous polluer l’esprit, comme toutes celles qui l’ont précédée.
Je suis retourné aux origines de cette étrange aspiration littéraire. J’avais dix ans et, après avoir dévoré une bonne centaine (peut-être même deux centaines) de bouquins de la collection Anticipation sortis des cartons de mon père, j’ai ressenti le besoin de m’attaquer à plus gros, pour m’occuper, pour me plonger durablement dans un univers qui me plairait. J’ai jeté mon dévolu sur Dune de Herbert, dans la grosse bibliothèque des parents. Je m’en souviens si clairement que ça ne peut-être qu’un événement marquant.
Alors, si Dune est la clef, je sais ce que je veux faire : transmettre à mon tour ce qui m’a été transmis à ce moment-là.

La sensation de m’évader et de grandir en même temps.

Finalement, c’est quelque chose de très paternel, l’écriture. C’est sa tradition cyclique, je crois, qui me touche. Celui qui reçoit l’histoire reçoit en même temps le devoir de la transmettre. Il y a une sorte de terreur de voir ce cycle se briser un jour.
Je n’ai certainement pas atteint le niveau nécessaire pour transmettre mes histoires au niveau transcendantal que l’avait fait Herbert au travers des mots de Demuth, mais, finalement, je crois que c’est vers cela que je veux tendre…
Et maintenant, alors ?
Lisez, nourrissez-vous des mots des autres, absorbez votre environnement, votre quotidien et participez vous aussi à ce grand mouvement collectif de transmission cyclique qui ne doit pas s’étouffer.
Et attaquez-vous donc, pourquoi pas, à ce numéro 18 de Galaxies. Moi, je m’y mets dès lundi (les vacances !)

EDIT : Une chronique de Yozone sur le Galaxie n°18, avec un commentaire particulier à l’attention de ma nouvelle ! Ça fait chaud au cœur !

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2 réponses à “Première publication !

  1. Pingback: Une bonne raison pour écrire. | Pyrolyse·

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